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MALVASIAN : Evidemment. Un mage de guerre expérimenté
connaît toujours quelques sorts mineurs mais très efficaces
pour se sortir de ce genre de situation. Je suis sûr que tu
n'es pas totalement démunie toi non plus...
INZOLIAH : Evidemment.
Ils s'arrêtent pendant un long moment. Un horrible hurlement
résonne dans les ténèbres. Ils reprennent prudemment
leur chemin.
INZOLIAH : Par pure curiosité intellectuelle... Je me demande
quel type de sort tu pourrais me lancer si nous parvenions à
sortir d'ici sans avoir à combattre à nouveau ?
MALVASIAN : Je suis choqué d'apprendre que tu puisses imaginer
que je m'attaque à toi dans le but de garder le trésor
pour moi tout seul !
INZOLIAH : Ho non, bien sûr ! Et il en va de même pour
moi ! Il ne s'agit que d'un simple exercice intellectuel...
MALVASIAN : Hé bien, dans ce cas, si ce n'est que dans le
cadre d'un exercice... Je te lancerais probablement un sort de sangsue,
afin de drainer ta force vitale et de me soigner. Après tout,
la route qui mène jusqu'à Silvenar est infestée
de brigands et un mage de guerre transportant un précieux
artéfact ferait une cible bien alléchante. Ça
serait vraiment bête de survivre à Eldengrove pour
finir ses jours dans un fossé au bord de la route...
INZOLIAH : C'est un raisonnement qui se tient. Quant à moi,
mais je le répète, il ne me viendrait pas à
l'idée de le faire, je pense qu'un simple sort de foudre
réglerait rapidement la question. Je suis d'accord au sujet
des brigands, mais n'oublie pas que nous disposons d'une potion
de soins. Je serais probablement en mesure de te tuer et de me soigner
ensuite...
MALVASIAN : C'est exact. L'issue du combat serait donc déterminée
par l'efficacité des deux sorts à cet instant. Si
nos sorts se contraient mutuellement et que j'aspirais ton énergie
vitale tout en étant dévasté par ta foudre,
nous serions tués tous les deux. Ou tout du moins, nous serions
si proches de la mort qu'une simple potion de soins ne nous serait
guère utile, encore moins si nous la partagions. Quelle situation
ironique : deux mages de guerre complotant l'un contre l'autre,
bien que cela ne soit pas réellement le cas puisque nous
nous plaçons dans le contexte d'un pur exercice intellectuel,
tous deux mourants, aux réserves de magicka épuisées
et ne disposant que d'une seule potion de soins. Qui parviendrait
à en bénéficier ?
INZOLIAH : Logiquement le premier qui pourrait la boire, c'est-à-dire
toi puisque c'est toi qui la porte. Mais... que se passerait-il
si l'un d'entre nous était blessé sans être
tué ?
MALVASIAN : Selon tout logique, un mage de guerre conspirateur prendrait
la potion et laisserait l'autre à la merci des créatures
de la forêt.
INZOLIAH : C'est juste... Mais supposons que les mages de guerre,
tout en complotant l'un contre l'autre, éprouvent une certaine
forme de respect l'un pour l'autre. Peut-être que dans ce
cas, le vainqueur pourrait déposer la potion au sommet d'un
arbre à proximité du blessé. Lorsque ce dernier
aurait récupéré suffisamment de magicka, il
serait alors en mesure de léviter et de récupérer
la potion. Entre temps, le mage victorieux aurait déjà
touché la récompense.
Ils s'arrêtent un instant en entendant quelque chose dans
les buissons. Ils font prudemment un détour pour l'éviter.
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